MOT DU DIRECTEUR GENERAL

Linus Toussaint MENDJANA
Directeur Général
Pris dans l’engrenage des enjeux politiques et économiques contradictoires, l’Etat de grâce n’aura duré que le temps d’une pause pour le Président Paul Biya au lendemain de son accession à la tête de l’Etat.
L’urgence des réformes et  d’introduction de comportements nouveaux le résolvent à contraindre les membres du gouvernement et les cadres de l’administration à se coucher sur le lit de Procuste. C’est de cette façon qu’il leur est prescrit la rigueur et la moralisation comme moyen d’exaltation de sa conception novatrice  de l’Etat. Il expliquera plus tard au congrès fondateur de son parti à Bamenda que ces principes expriment sa volonté de voir entrer dans les mœurs et les pratiques « la préoccupation d’une saine et bonne gestion des hommes, des choses excluant tout gaspillage, soucieux d’économie de moyen, de procédures, de temps, tournée vers l’efficacité, le rendement et la rentabilité plus généreuse de ses prestations et services… » Quant à la moralisation qui implique d’ailleurs une part importante de la rigueur : «  Elle se révèle être l’une des exigences majeures destinées à donner à la société camerounaise actuelle la cure nécessaire à la poursuite harmonieuse de son développement, à la préservation de ses valeurs et de son équilibre… »

De toute évidence l’usure du temps et des mentalités n’y aura rien changé. Toutefois, la rigueur  et la moralisation demeurent d’actualité. Cela d’autant que ces deux principes portent une tonalité majeure dans la charte du Renouveau du 14 septembre 1983. 

Le développement harmonieux et équilibré d’un pays sous-tend l’intégration active des secteurs public et privé. Il serait par conséquent logique que les acteurs des milieux d’affaires industrielles et commerciales s’en approprient pour faire chorus avec ceux de  l’Etat. On éviterait à coup sûr l’effet négatif d’un changement de mœurs et de posture managériale à deux vitesses.  De la République de Platon  à celles qui configurent le monde d’aujourd’hui, la formation des ressources susceptibles d’accroitre la puissance de l’Etat et le progrès demeure une exigence de tous les temps.


Au Cameroun cette formation des aspirants au service public est assurée par des établissements nationaux tels que l’ENAM, l’ISMP et des structures d’enseignements spécialisées  de l’Etat. Le supplément incontournable de cette formation étant assuré dans l’austérité des corpus des textes et règlements administratifs de l’Etat, en d’autres cas, sur le tas.

A l’ENAM, nous faisons du mieux que nous pouvons, pour assurer à nos futurs fonctionnaires une formation professionnelle qui colle aux principes de rigueur et de moralisation. Tel est notre sacerdoce.

La libéralisation de l’enseignement supérieur technique et professionnel aux fins de satisfaire la demande en ressources humains du secteur privé, confirme le caractère totalitaire du projet de société du Président PAUL BIYA, dont la rigueur et la moralisation demeurent des aiguillons incontournables.


L.T.M.




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